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EXPOSITIONS

30 . 01 — 14 . 03 . 2015

EN COURS

JACQUES CALLOT

OLGA DE AMARAL

 

À VENIR | SALONS

2017

THE ARMORY SHOW NEW YORK

 

ARCHIVES

NÁDIA TAQUARY

Balangandãs. Uma poética da esperança.

Nádia Taquary est née à Salvador, l’une de trois villes le plus anciennes au Brésil, et qui garde une grande concentration de descendants des esclaves africains. L’esclavage au Brésil arrive avec la colonisation européenne au XVIème siècle, et les peuples africains vont ainsi contribuer au métissage du pays par le brassage avec les portugais et les indiens.

L’esclavage prend fin en 1888, après une longue histoire de luttes et revendications étroitement liées à la constitution du pays. L’œuvre de Nádia propose une réflexion sur cette histoire, avec des pièces évoquant par leurs matériaux (or, argent, bois) certains éléments représentatifs de l’esclave et de l’esclavagisme.

On retrouve de grandes installations qui prennent place au sol ou au mur. Le bois utilisé provient directement de vieilles maisons démolies, et qui ont pour la plupart plus de 150 ans.

Les balangandãs, onomatopée afro-baiana dont le son rappelle le clinquement des amulettes en or, argent et d’autres métaux, et sous la forme de fruits, animaux, clés, figas, etc. Ces pièces constituent des ornements portés à la taille ou au cou par les esclaves de Bahia les jours de fête. Ils servaient de porte bonheur et pour les protéger contre les mauvais esprits. En même temps, pour les propriétaires de ces esclaves, ces objets étaient un signe ostentatoire qui permettaient d’arborer leur importance et leur pouvoir.

Autre reference récurrente dans l’œuvre de Nádia, ce sont les figas. Elles prennent la forme d’une main fermée, avec le pouce entre l’index et le majeur pour representer l’acte sexuel et symboliser ainsi la fécondité et donc l’énergie du monde. En plusieurs tailles et sculptées en bois avec des ornements en or, argent ou d’autres métaux, les figas sont également des talismans et elles étaient portées sans distinction de croyances ou de classe sociale, même encore aujourd’hui.

VUES DE L'EXPOSITION

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